One Story One Moment And for All ... The true.

Mon nom est Andreas. Vous me connaissez sûrement, bien que la moitié d'entre-vous serez incapable de me reconnaître dans la rue.
Mais ça m'est égal, et même : c'est très bien comme ça.
Vous savez, cher « fans », si je commence à vous parler ce soir, c'est que je veux en tirer quelque chose.
J'ai un but.
L'histoire que je vais vous raconter est peut-être un peu fictive...mais il faut que vous sachiez.
Vous qui croyez déjà tout savoir, et qui pourtant ignorez la totalité de cette aventure.
Je conseille bien ce récit aux « anti-TH » comme aux fans.
Les groupies aussi, peuvent lire. C'est important.
Et c'est pour vous.

Bill et Tom sont des garçons plutôt sympathiques. En tous cas, je trouve, puisque je suis attitré en tant que meilleur ami.
Au tout début de nos relations, nous nous voyions souvent. Nous étions jeunes, cons et insouciants. A l'époque, comme disent les vieux.
En ce qui concerne aujourd'hui...
C'est un peu différent. Certes, Bill m'appelle toujours. Il m'envoie des cartes postales de tous les pays où il va.
J'aimerai d'ailleurs à ce sujet vous poser une question. Si vous aviez la possibilité de partir à New York, et suffisamment d'argent pour emporter toute votre famille avec vous, proposeriez-vous ce voyage à votre meilleur(e), ami(e) ? Je dis New York, mais ça peut être aussi bien de belles vacances en Espagne, sur une île, à Paris...ou même une journée shopping à Berlin !
Eh bien Bill non.
Il est parti aux « States » avec son frère, Georg et Gustav. Pas avec moi.
M'a-t-il seulement proposé ? Evidemment que non.
Il était peut-être sûr que je refuserai ? Mais est-ce une raison... ?
Il se l'est coulé douce en péninsule Ibérique...sans moi. Toujours avec les mêmes.
Je n'accuse pas les autres, grand Dieu que non.
Je l'accuse : lui.
Tokio Hotel et tout le blabla l'a transformé. Je ne dis pas que je ne le soutiens pas !
Au contraire ! Il réussit, c'est bien, très bien.
Sauf qu'avant ce mémorable succès, il n'aurait jamais pensé à se faire pousser un élevage de hérissons furieux sur le crâne. Il n'aurait jamais pensé à crier parce que son verni se barre de ses ongles longs et manucurés.
Il n'aurait jamais pensé à dire devant tout le monde qu'il était gay alors que ce n'est pas vrai. Sauf pour un pari entre potes, et certainement pas devant la presse locale.
Il n'aurait jamais imaginé se faire un tatouage si immonde sur son avant bras.
Il n'aurait jamais eu honte de dire que son tatouage sur la nuque était un faux, encore moins de se laisser pousser les cheveux pour le cacher.
Il n'aurait jamais acheté autant de paires de Santiags.
Il n'aurait jamais voulu rencontrer Sarkozy, encore moins chanter pour lui.
Il aurait tenu sa décision d'arrêter de fumer. Il n'aurait jamais dépensé autant de fric dans des fringues affreuses.
C'est plus Billy, c'est plus Macky...
C'est Biiiiiiill Kauliiiiiiiiitz !!!
Han non mais vous vous rendez pas compte !

Pour moi, Bill, c'est un gars un peu impertinent, qui n'a peur de rien, un type qui est lui-même, et qui s'amuse. Qui aime le rock et chanter. Qui a du goût pour les belles choses, et qui tient ses décisions.
Pour vous, Bill, c'est un chanteur super-beau-connu-sexy-craquant-exitant. Ou un espèce de bidule qui tient un micro et qui gémit dedans. C'est une icône, un sex-symbol. C'est un imbécile, ridiculement stupide.
Dans un certain sens, personne n'a vraiment tort.
Parce que depuis plus d'un an maintenant, Bill est conscient de sa réputation de sex-symbol...et ça nuit gravement à son sens de réflexion.
Tout ça pour dire qu'il a énormément changé. C'est un con, bouffé par l'argent, les filles, le sexe, le buisness et le succès.
Et pour les autres, c'est pareil.
Sauf peut-être Gustav, qui semble être un peu rétif à ce système. Dans tous les cas, c'est le seul qui se met un peu à l'écart de tout cela.
Total respect pour Gustav.

Bon, assez de blabla, n'est-ce pas ?
Passons à l'histoire.
On va revenir six ans en arrière, nous n'avions alors que douze ans...



Laisse ton avis ici ~> *,, *
One Story One Moment And for All ... The true.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:18

Modifié le samedi 16 août 2008 03:37

Chapter One

- Alors, alors ?!
- Je crois que je suis sélectionné ! me répond Bill.
- Ouaou ! C'est génial ! Tu vas le gagner ce pari !
- Rien n'est joué ! Il faut attendre les résultats !
- C'est vrai. Mais pour toi, Tom, ça c'est bien passé ?
- J'en sais trop rien. Ils n'avaient pas l'air trop mécontents !
D'où vient ce pari de s'inscrire et de gagner Star Search, je ne me souviens plus. En tous cas, ça risque d'être bien drôle !
- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
- Si on allait chez Bart's ?
Ah, chez Bart's. Le fast-food le plus génial de toute l'Allemagne, et peut-être même de toute l'Europe ! C'est bien moins connu que McDonald's, mais c'est tellement plus sympa !
Tout le monde est d'accord. En route !
On marche tranquillement, dans la rue. Nous sommes à l'affût de nouveaux défis à se lancer.
- Eh, regarde la vieille, là-bas !
- C'est mort, je lui touche pas le cul !
- Crétin ! Tu lui taxes 5¤ !
- Quoi ?! Mais j'vais jamais arriver à lui tirer autant !
- T'es pas cap' ?
C'est la phrase de trop pour Bill. Il se passe la main dans ses cheveux noirs en bataille, ajuste son bracelet et avance franchement vers la vieille dame.
Ses yeux, cernés d'un fin trait noir, s'attendrissent. Il invente un truc bidon dont il a l'habitude...Et revient avec ses 5¤.
- Bien joué ! je lui dis.
- Avec ça, on a un Mac' de plus !
Le Mac', c'est notre hamburger préféré. Généralement, ces deux ventres sur pattes (les jumeaux) en mangent trois chacun. Plus la double ration de frites. Grande frite.
On continue notre petite route de campagne. C'est si calme, à Loitsche.
- Salut les garçons !
- Salut Hary !! on répond, en c½ur.
- Comme d'habitude ?
- Avec un Mac' en plus, s' teup' !
- Ca marche ! Votre table est dispo !
- Super, merci !
La table du fond, c'est mythique. C'est notre table, quoi. Tom reste au comptoir pour prendre la précieuse nourriture, pendant que moi et Bill on s'installe.
- Et les filles, de ton côté, ça en est où ? me demande-t-il, chuchotant presque.
- Sara. Toujours Sara. Mais j'm'en fais pas trop. Je ne suis pas pressé. Et toi ? Tu sors toujours avec Cynthia ?
- Non. Depuis hier. J'en avais assez.
Libre comme l'air, le fier étalon part pour d'autres conquêtes...
- Et tu vises qui, alors ?
- Personne.
Je connais bien cette expression de petit menteur tout fier. Il attend que j'insiste. Ce que je vais faire bien entendu, en gentil petit garçon.
Ça lui fait toujours très plaisir...
- Tu parles...
- Ok, t'as gagné, j'ai menti ! Meili. Je me branche sur Meili.
- Eh ben, tu mets la barre plutôt haut cette fois ! J'espère que si tu y arrives, tu la gardes au moins deux mois !
- Si elle ne me jette pas avant.
- Tu parles de Meili ? demande Tom, arrivant avec le plateau.
- Chut !!! s'écrie Bill, en lui arrachant les denrées des mains.
- Désolé, se rattrape-t-il, alors, c'est bien de elle que tu parles ? reprend-t-il en chuchotant cette fois.
La discussion continue autour de cette désirée Meili, et puis ça dérive bien évidemment sur « quand on sera grands ... ».
Comme d'habitude, le samedi soir.


- Alors, c'est comment ?
- Dégueulasse, me répond Bill.
J'attrape la cigarette à mon tour. Je suis pas sûr d'avoir vraiment envie de le faire, mais bon.
'Faut bien épater la galerie...
Je tire une petite latte, que je recrache immédiatement en m'étouffant.
Tom éclate de rire, et Bill me reprend le petit pétard des doigts.
- Faut faire gaffe avec ça, mon pote. C'est pas du tabac.
Je ne connais pas la moitié des autres types qui sont avec nous. Ce sont des amis de Bill. Ils sont tous plus âgés que nous.
Ce n'est pas la première fois qu'on fait des veillées, comme ça, dans le parc, tout près de Magdeburg.
Mais à chaque fois j'ai peur qu'on se fasse choper ! Ma mère croit que je suis chez un ami du collège, et Simone pense que les jumeaux sont à une fête d'anniversaire à l'autre bout de la ville.
Un des types, Ald, nous fait une petite démonstration de ses « talents », en faisant de grosses flammes avec son briquet et son déo.
- Eh les gars, on fait un feu ?
- Où tu veux faire un feu ? On va cramer le parc.
- J'sais pas...Oh, vas-y, dans la poubelle !
Je souris. Ces gars n'ont vraiment peur de rien !
- Bill, il est où ton frère ?
- Allé pisser, je crois.
Il se lève, la cigarette au bec, et va aider ses amis à allumer un grand feu à la poubelle. Je reste avec les quelques filles qui rigolent et qui complimentent les plus beaux de la bande.
- Et toi, c'est Andreas, c'est ça ?
- Euh, ouai.
- T'es plutôt mignon !
Elles gloussent. Et parlent en langage codé. Je pige rien.
- Et t'as quel âge, dis-moi ?
Je pourrais mentir...Bill a bien menti tout à l'heure ! Non, non, je ne serai pas assez convainquant.
- Douze ans.
- Dommage ! T'aurais eu trois ans de plus, je serai bien sortie avec toi !
Celle-là, ça doit être la chef. La leader. A chaque fois qu'elle dit quelque chose, les autres gloussent et chuchotent.
Je ne réponds rien. Je me contente de rougir et de sourire, parce qu'elles me regardent toutes comme si j'avais six ans...
Je sens une vague de chaleur. Le feu est en train de prendre une très grosse ampleur !
Je me lève.
- T'es un ami de Bill, c'est ça ?
- Euh, oui.
Elles commencent à être lourdes. En particulier celle-là. Elle a des airs supérieurs, ça m'énerve.
- Tu viens me faire un bisou ?
Je fais comme si j'avais rien entendu. Une voiture de police arrive à toute vitesse dans la rue qui longe le parc. La sirène résonne.
- Andy, vite on se barre !
Bill se met à courir à toutes jambes et je lui emboîte le pas.
Merde, Tom est resté là-bas !
Ah, non. Il court derrière nous. Les policiers aussi !
- Bill ! Tom s'est fait chopé !
Il n'entend pas ce que je lui dis. Il se tourne vers moi et me sourit à pleines dents.
- Mais non on se fera pas choper, t'inquiète ! Cours !

Bien sûr, j'ai dormi chez les jumeaux. Quand nos mères ont tout appris, on s'est fait déchirés.
Mais c'était bien drôle, quand même.



- T'as fini deuxième ?! Ouaou ! On peut dire que t'as gagné le pari, alors !
- Pas question ! s'indigne Tom, on avait dit qu'il fallait gagner le jeu ! Il a raté le pari !
- T'es de mauvaise foi ! Et je suis sûr que c'est parce qu'ils ne t'ont pas pris aux dernières sélections !
- Pff, n'importe quoi...



- C'est cool ! Comment ils s'appellent ?
- Le bassiste, c'est Georg, et le batteur, Gustav.
- Et vous allez enregistrer, après ?
- On va essayer ! Ca serait cool si on devenait célèbres, tu te rends compte ?!
- Ouai, c'est clair ! Mais tu ne m'oublierais pas, hein ?
- Qu'est-ce que je ferais sans toi, de toutes façons ?
- Exact. Je suis indispensable.
- Ouai, c'est ça ! Bon, j'ai faim. On va chez Bart's ?
- Ok !
On court à fond vers le fast-food. Le dernier arrivé paye les deux Mac' !!
Bien sûr, je gagne.
- Dommage, y a pas de grand-mère à raquetter cette fois ! je lui lance en rigolant.
- T'inquiète, j'ai prévu.
Il commande un « comm' d'hab' » à Hary et mange en silence. Il est plongé dans une grande réflexion. Ça lui arrive de plus en plus souvent.
- A quoi tu penses, comme ça ?
- J'suis en train de me rappeler le concert de Nena que je suis allé voir, et je m'imagine que c'est nous sur scène à sa place, et que plein plein de gens sont venus nous voir.
Je souris.
- Et si ça se fait, t'as réfléchis à un nom de groupe ?
- Moi j'aime bien Devilish. Ça fait un bon nom de groupe de Rock. Et puis, c'est en allemand.
- Ouai, c'est cool. Tu l'as dit aux autres ?
- A Tom seulement. Ge' et Gus' viennent Samedi. Si tu veux tu peux venir. Tu les rencontreras, et on te montrera nos premières compos.
- Ouai, je viendrai !
Après le repas, on est resté un moment avec d'autres amis de Bill. Puis je suis rentré chez moi, et j'ai attendu le Samedi avec impatience.

- Salut ! Andreas, c'est bien ça ?
- Oui !
- Moi c'est Georg.
- Enchanté, alors !
Disons...que c'est le genre de mec que j'ai pas envie de faire chier.
- Gustav, je te présente Andreas, mon meilleur ami.
Sans un mot, il me serre chaudement la main, avec ce que je crois être un petit sourire.
- Salut ! je lui dis.
Pas un sauvage, moi !
- Et au fait Andy, c'est décidé, c'est Devilish.
- C'est super ! J'espère que vous allez cartonner !
Chapter One

# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:25

Chapter Two

Voilà, retour à la vie normale. Juin 2oo8, j'en ai un peu assez.
Moi j'aimais bien cette époque, où on faisait des conneries, où Bill écrivait des textes qu'on adorait chanter comme on voulait.
Il était si cool comme mec...Il se faisait respecter, et les types un peu « noirs » du coin l'aimaient bien. Les victimes de la mode s'en méfiaient, et les profs aussi.
Mais c'était tellement bien. Au moins, on se voyait, et on s'amusait. On emmerdait le monde, et s'était parfait comme ça.
Maintenant, j'ai l'impression que c'est moi qu'il emmerde, et que c'est le monde qui l'amuse...
Voyage à y a pas deux mois, lorsque nous nous sommes (enfin) revus. Depuis le temps...




- Salut. Ça va bien ?
- Ouai. T'as encore changé de coupe de cheveux, à ce que je vois.
- Oui, c'était pénible de devoir toujours refaire l'ancienne. Là au moins, c'est vite fait.
- Tu attaches beaucoup d'importance à ton image, dis-donc.
- Ça a toujours été ainsi.
Je ne réponds pas, mais je n'en pense pas moins.
- Vous en avez fait des choses, depuis ton anniversaire. Merci pour la carte de New York.
Il me regarde. Avec un ½il étrange. Il ne m'avait jamais toisé de cette façon.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je pourrais te retourner la question, mais pour une fois qu'on se voit, on ne va quand même pas se disputer.
- Oui, tu as raison.
A quoi bon lui dire qu'il a tort ? Il a toujours été une tête de mule.
- Je t'ai déjà expliqué que c'était difficile d'organiser les choses comme on le voulait.
- Et est-ce que c'est aussi difficile de vouloir avoir la possibilité d'organiser ce genre de choses ?
- C'est plus compliqué que ce que tu ne crois.
- Comment tu veux que je crois ce qu'il faut après tout ce que tu dis et ce que tu fais, Bill ?
- Il faut donner aux gens ce qu'ils veulent. Du moment que moi, ça ne m'atteint pas, ce n'est pas important.
Je reconnais son égoïsme.
Il n'a gardé que les mauvais côtés de sa personnalité.
- Je croyais que tu t'en foutais, des gens...
- Au bout d'un moment, il faut y faire un peu attention. Surtout quand on est aussi célèbre que nous !
Je ne réponds rien, encore une fois.
Ce silence est gênant. Je me souviens qu'avant, quand aucun de nous deux ne parlait, c'était pas grave, on s'en fichait. Quand on avait rien à dire, on ne disait rien, et c'était tout à fait normal.
- Je vais devoir partir d'ici une demi-heure. Tu veux qu'on aille boire un café ?
Une idée lumineuse me traverse l'esprit.
- Oui ! On va chez Bart's ?
Il cesse instant de fouiller dans son sac. Puis il reprend sa recherche.
- Non. J'ai pris l'habitude de boire mon café au Bout de Canne. Il est meilleur.
- Il est bien plus cher aussi.
Nouveau silence.
- Bill, on ne se voit pas souvent. On pourrait aller chez Bart's. Ça fait longtemps que je n'y suis pas retourné avec toi. Tout seul, c'est pas pareil.
Il soupire.
- Ok, on prend ma voiture.
Dis-le si je te fais chier, surtout.
Et dis-le aussi si tu crois que je ne sais pas conduire...
Je le suis (toujours en silence) dans l'allée du parking de son immeuble. Je monte dans sa « splendide » BMW.
C'est « trop » confortable. Siège réglable en cuir blanc, téléphone et bluetooth intégrés, lecteur CD-mp3, radio privée, baffles design...
Je ne dis rien de tout le trajet. Derrière ses lunettes de soleil (on dirait des yeux de mouches), Bill fixe durement la route, et fredonne parfois quelques morceaux de ses chansons.
On arrive enfin au fast-food.
- Tu as une préférée dans notre dernier album, au fait ?
C'est bien la première fois qu'il me demande un truc pareil. Comme si c'était important.
- Je ne sais pas. Je crois que j'en aime bien plusieurs.
Je trouve que c'est difficile d'être aimable avec un personnage tel que lui. Tel que lui maintenant.
- Ah oui ? Lesquelles ?
Je sirote un peu de mon milk shake.
Il regarde sa montre. Si pressé que ça ?
Je vais en dire une ou deux au hasard, histoire de répondre quelque chose.
Ça fait un petit moment que je n'ai pas réécouté Zimmer 483...
- Heilig et Ich Bin Da.
Il sourit d'un air pressé. Je consulte à mon tour l'heure. En effet, un quart d'heure est déjà passé.
- Tu as peur d'être en retard ?
- Oui. C'est important.
Ça ne lui été jamais arrivé. Il n'avait pas vraiment d'heure, avant. Un gamin du soleil, qui mangeait quand il avait faim, et qui faisait ce que bon lui semblait quand il le voulait.
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est compliqué.
De un, il ne me voit presque plus, et en plus, de deux, il ne s'empresse même pas de me raconter ses moments les plus palpitants, ni rien !
Il tue le temps comme il peut, il me fait parler...
- Je ne suis pas idiot, je peux comprendre en quoi consiste un rendez-vous.
- C'est compliqué à expliquer. C'est long et nous n'avons pas beaucoup de temps. Parle-moi un peu de toi, plutôt. Ma vie à moi, tu la connais.
- J'ai réussi mes examens.
- C'est super.
- Oui.
- ...Et, c'est tout ?
- Ma vie n'est pas aussi remplie que la tienne. Je n'ai pas de rendez-vous compliqué à t'expliquer, moi. Je ne suis plus avec Elize, mais ça fait un mois. Le chat est mort. Et ma mère a la gastro. Voilà, les nouvelles.
- Tu souhaiteras à ta mère un bon rétablissement.
- Tu pourrais trouver une paire d'heures pour passer à la maison le lui souhaiter toi-même.
- Je n'ai pas le temps, Andreas ! J'aimerai bien et tu le sais, mais je ne peux pas !
Je baisse la tête. Avant que l'envie de le gifler me prenne.
- Oui, je lui souhaiterai.
- Merci. Qu'est-ce qui s'est passé avec Elize ?
- On ne s'entendait plus.
- Tu vas en trouver d'autres, va. Les filles, ce n'est pas ça qui manque !
- Oui, c'est sûr.
Je souris. Lui aussi. Ça nous détend un peu.
- Tu n'es toujours pas décidé à trouver quelqu'un de stable ?
- Non. Moi, jusqu'à au moins trente ans, je m'amuse. On verra après.
C'est sûr, t'as les moyens de t'amuser...
- Tu préfères la jouer stable, toi ?
- Oui.
Il semble surpris.
- Tiens, je ne pensais pas. Bon, allez, il faut vraiment que j'y aille. Je te dépose quelque part ?
- Non, je vais rester un peu ici, merci.
Il n'a rien bu ni mangé de ce qu'il avait commandé.
- Comme tu voudras ! Allez, je file ! On s'appelle ! Bye bye !
Il me fait un signe de la main tout en remettant ses lunettes. Je lui réponds par un vague hochement de tête accompagné d'un faible sourire.
Je consulte mon agenda (vide). On va dire que la semaine de Noël il va me téléphoner pour demander des nouvelles sur mon projet du réveillon.
Nous sommes en Avril.
- Hey Andy ! T'étais pas avec quelqu'un, y a pas deux minutes ?
- Si, Hary. Bill était là. Mais il est tellement « overbooké » qu'il a dû partir.
- Bah, il a rien mangé !
- Je suppose qu'il n'avait pas le temps. Où alors il devait avoir la bouche fraîche pour son rendez-vous...
- Allez, j't'accompagne ! Je vais boire son shake, ça fera ça en moins de gaspillé.
- Merci Hary.
- Tu sais Andy, je ne pense pas qu'il t'oublie. Il a un peu trop la grosse tête, et il se prend au sérieux. Mais dès que son groupe aura coulé, toi et moi on lui fera un lavage de cerveau, et tu le reverra comme avant ! Tu verras.
- Ce serait chouette...
- Il t'accorde quand même un peu de temps.
- Une demi heure tous les trois mois ! T'appelles ça du temps, toi ? Il n'est même pas fichu de me téléphoner plus d'une heure. Même en vacances. Tu crois qu'il ma appelé, de New York ? Non, bien sûr ! Trop occupé à signer des autographes, à acheter des fringues, ou à me choisir la carte postale la plus moche !
- T'as p'tet raison, d'un côté, mon p'tit gars. Mais qu'est-ce que tu veux y faire...T'as des amis sur qui tu peux compter, non ? Ne les oublie pas pour lui, va. Ils seront bien plus fidèles.
Il aspire les dernières gouttes du milk shake et ramène le reste au comptoir, m'adressant un clin d'½il.
Je sors. Hary a sûrement raison. J'appelle quelques amis, et les invite au cinéma.
Eux, au moins, ils ne me décevront pas.





Et voilà où j'en suis. Je me fais consoler par Hary, mes amis et le ciné. Elle est pas belle, la vie ?
Et l'autre abruti, là. Il fait quoi ?
Il pense à moi peut-être ? Tu parles...
J'ai encore essayé de l'appeler, hier soir. Impossible de le joindre Môssieur n'est pas « disponible ».
Alors je l'oublie, un peu plus, chaque jour, moi aussi.
Et quand il aura besoin de moi...on verra bien ce que je dirai.
Chapter Two

# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:29

Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:44

A preven[ii]r pour Une Su[ii]te


Bon, ceux et celles qui veulent être prévenus pour une éventuelle suite, sur un sujet probablement différent, c'est ici que ça se passe !


> thbestforever <
> fic-kelly-th <
> ich-hasse-dich-fic <
> oO-dramatiik-fiic-Oo <
> xx-fic-tokiohotel-fic-xx <
> Fiic-reference <
> x-reve-nt-x <
> Crakinette-and-The-Jonas <
> <
> <
A prevenr pour Une Sute

# Posté le mardi 08 juillet 2008 07:38

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:36